LEUNG's profileminuipilePhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    November 12

    L'homme cet animal inconnu

    L'homme est un loup pour l'homme ainsi parlait Thomas Hobbes !
     
    Pourquoi un loup? Pourquoi un animal ? Non je ne parle pas évidemment de l'anatomie humaine. Je laisse ça aux scientifiques et aux médecins. Je parle de ce qu'on entend qu'on qualifie facilement de sauvagerie ou d'actes inhumains. Il y a quelques temps alors que le film la Chute sortait, la polémique enflait autour du personnage d'Hitler. Certains détracteurs signifiaient que le film était inexact car il présentait Hitler sous un jour "humain". Cette réflexion était je trouve on ne peut plus déplacée. Les politiques dans un registre souvent populiste aiment à utiliser des mots telles que 'Sauvageons' ou 'Racailles' et même s'ils connaissent la portée de ces mots, ils n'ignorent pas qu'ils stigmatisent souvent une catégorie de la population. La comparaison de la violence humaine avec le comportement animal n'est pas chose nouvelle. longtemps et maintenant encore on a comparé les noirs à des singes (il n'y a qu'à aller voir dans les stades de foot en France, en Espagne, en Italie, au Royaume Uni et la liste est longue). L'animalité de l'homme est un sujet relativement tabou on parle d'instinct, de pulsions, et même d'inhumanité. Ce qui est on ne peut plus faux puisque l'homme c'est tout cela aussi à la fois.
     
    On a tendance à oublier que l'homme est le fruit des millions d'années d'évolution de réflexion pour arriver à notre stade et qu'il n'a pas seulement évolué mais qu'il a réussi à adapter son environnement à lui au lieu de continuellement s'adapter à celui-ci. Aujourd'hui on parle d'humanité et d'humanisme tout en négligeant les étapes par lesquels l'homme est arrivé à sa place aujourd'hui. Sa conscience de sa place dans le monde en a fait l'animal le plus dangereux de la planète. L'homme aussi écologique qu'il soit protègera toujours ses propres intérêts avant ceux d'une autre espèces. Un animal ne sera jamais en position de légitime défense tandis que l'homme qui possèdera cet animal est le vrai responsable. Un animal ne saurait être qualifé de responsable car il n'est pas libre. Donc qualifier un homme d'animal c'est en somme lui priver de sa liberté pour mieux l'asservir. Le 'civiliser' en quelque sorte. Voilà une notion qui fait froid dans le dos si l'on considère comment sont menées ce qu'on appelle les politique d'integration à notre époque. Des pans entiers de cultures et de civilisations ont ainsi disparus. Si l'on considère que nos gènes proviennent d'une espèce qui a survécu à des millions d'années de lutte entre espèces et même entre cultures. Nous avons donc le sang de tous nos ancêtres sur les mains ! Nous aurions donc hérité de la haine de l'étranger pour préserver notre propre espèce ? 
     
    L'homme est devenu un animal qui parle mais reste néanmoins un animal. Nous répondons à nos besoin les plus primaires. Et la plupart de nos instincts sont dictés par notre côté justement animal, la survie et le pouvoir. Il n'existe pas de conscience humaine à l'échelle de l'humanité, il y a certes des consciences mais rien qui ne fédère notre identité. La société n'est qu'une guerre incessante de pouvoir pour affirmer sa propre identité. Nos besoins les plus simples gouvernent la plupart de nos décisions qu'elles soient conscientes ou inconscientes. Manger Boire Dormir Survivre, et se Reproduire, tout le reste découle tout simplement de la socialisation qui permet l'équilibre de ces besoins. Nous nous prétendons être au dessus de ces besoins mais il est faux de les sous estimer mais aussi de les surestimer. C'est une part à part entière de notre nature la plus basique. Nous sommes avant tout des animaux. Nous ressentons la faim, la soif, le sommeil, la peur, et l'envie. Toutes ces envies que nous apprenons à respecter. Elles nous rendent pas moins homme au contraire...
    November 02

    La torture une arme de terreur mais contre qui ?

    Quand j'ai pris le livre de Michel TERESTCHENKO, du Bon usage de la torture. J'avais une idée très vague de ce que le mot même de torture pouvait bien signifier. Le problème de tout le monde en somme... Pas de nouvelles, bonnes nouvelles...
     
    Mais partons du commencement, qu'est ce que la torture ? Une forme d'interrogatoire pour faire avouer la "vérité". Elle est physiquement cruelle et avilissante. Historiquement elle a servi à la fois sous des régime totalitaire on ne peut plus célèbre telle que l'Inquisition, le Nazisme, le Stalinisme, mais la nouveauté c'est qu'aujourd'hui elle est utilisée dans des régimes démocratiques, la France en Algérie et dans l'Armée américaine dans sa guerre contre le terrorisme. On dira que d'usage la torture a toujours existé alors qu'est ce qui est dérangeant dans le fait d'aborder la question ? Le fait que justement qu'en tant que démocratie la torture n'est ni plus ni moins qu'une insulte envers ce qu'elle prétend défendre ou même sauver. La torture est un retour en arrière de l'humanité dans sa prétention à coexister pour vivre en harmonie. Le pire n'est pas seulement qu'elle est pratiquée. Si l'on doit être scandalisé, ce n'est pas en découvrant les horreurs commises dans les cellules d'Abou Graïb en Irak ou le fait que Blackwater fassent du transport de prisonniers dans des pays où la torture est une pratique légale, ce qui est scandaleux c'est que la torture reste une pratique traditionnelle d'interrogation des prisionniers sans avoir démontrer son efficacité, ou même sa légitimité... Ce qui est encore plus proprement scandaleux c'est que la torture est une pratique on ne peut plus réelle pour prévenir d'actes potentiellement inexistants...
     
    Il faut savoir que la douleur à la fois physique et psychologique infligé à un prisonnier n'est efficace que si ce dernier a réellement des informations concrètes sur la raison pour laquelle il va être interrogé. Malheureusement, ça n'est pratiquement jamais arrivé. Le seul cas répertorié qui s'est avéré juste était pour ainsi dire un coup de chance. La seule fois où la torture a donné une information juste n'était pas pour ainsi dire forcément utile... Pourquoi la torture ne marche pas ? Parce que sous l'effet de la douleur et / ou de la désorientation totale le prisonnier est amené à dire n'importe quoi pourvu qu'on arrête son calvaire. C'est à dire à confirmer ce que son bourreau lui demande c'est à dire à affabuler si besoin est.
     
    Pourquoi a-t-on recours à la torture ? Pour le contrôle par la Terreur. Mais il ne s'agit pas d'une simple vision manichéenne ou utilitariste concernant l'usage de la torture dans les guerres. Lorsque je parle de la Terreur ce n'est pas seulement la Terreur instituée aux 'ennemis' pour leur faire comprendre que nous pouvons les briser... Il s'agit autrement d'un état beaucoup plus subtil pour justifier l'injustifiable. Si j'ai dit que la torture était un moyen de contrôle, il s'agit non pas seulement de contrôler la peur chez les terroristes mais aussi et surtout sur la démocratie qui justifie cette pratique. Le serpent se mord-il la queue ? Sans nul doute, mais il s'agit là de pouvoir. Et peur et pouvoir font une solide alliance pour faire voler en éclat nos propres libertés. Saviez vous que pour justifier les méthodes d'interrgatoires dites coercitives (noter que le mot torture n'est jamais employé tel quel par les gouvernements), ce qui a été mis en avant ? la série 24H ! Oui vous avez bien lu, la Cour Suprême a autorisé l'usage de la torture en se basant sur le personnage de Jack Bauer dans la série 24H ! Je cite le juge Scalia « Jack Bauer a sauvé Los Angeles, il a sauvé des centaines de milliers de vie. Allez-vous condamner Jack Bauer ? Dire que le droit pénal est contre lui ? Est-ce qu’un jury va condamner Jack Bauer ? ».
     
    La torture est un acte très peu encadré du fait d'une méconnaissance profonde et des statistiques qui manquent sur le sujet. Cependant de nombreux juristes se sont penchés sur le sujet. Et au comble de tout, certains défendent des cas pour lesquels la torture est une nécessité absolue. Des cas où vraisemblablement l'esprit humain n'aurait d'autres solutions que d'infliger dans une urgence absolue des séquelles indélébiles sur un présumé coupable. Le cas qui revient souvent, toujours tiré de nos fictions où un terroriste a décidé la mort de milliers d'innocents il sait où sont posé des bombes à retardement dans la ville. "la Bombe à retardement" justifiés ainsi depuis la guerre en Algérie notamment par le tristement célèbre Jean Marie Lepen. Simplement, si sa plausibilité ne se défend pas... Sa véracité et son réalisme est on ne peut plus douteux. En effet si il s'agit de jouer contre la montre... La peur d'échouer pour un terroriste est hautement plus forte que la peur de la torture. Un terroriste ne sera t il pas plus enclin à mettre les enquêteurs sur de fausses pistes si la machination est en route ? A les envoyer sur des fausses pistes ? Et enfin à devenir un martyr de la torture pour la cause ? Et qu'avons nous à lui proposer ? De le renforcer dans sa détermination...
     
    En somme la torture n'est qu'une alienation de notre considération de ce que nous appelons "ennemi". Il n'est pas un homme, et nous nous devons de controler à la fois son corps, son esprit et ceci au détriment de tout ce dont ce pourquoi nous défendant chaque jour, ce pourquoi nous avons soit disant envoyés nos soldats sur le front : La Démocratie et la Liberté. D'autres appellent ça la lutte contre la subversion.
     
    La torture est refus à la fois de l'existence d'un être mais aussi de ses idées, de son identité, et ce qui fait de lui un être humain.